Le judo (« jû », souple, « dô », voie) est la voie de la souplesse. Lorsque l’on parle de judo, on se doit de citer le jûjutsu (cf. partie « Le jujitsu »), duquel il s’est inspiré, puis détaché. À l’origine, le jûjutsu connut un franc succès populaire et ce, grâce à des démonstrations publiques, des tournois entre pratiquants… Mais petit à petit, les dures rivalités entre écoles ne firent qu’accroître le degré de violence des combats, entachant alors la réputation de la discipline aux yeux du public. Alors naquit le « fils spirituel » du jujitsu : le judo.
Son instigateur est Jigorô Kanô (1860—1938). Maître Kanô, insatisfait par l’aspect élitiste du jûjutsu du xixe siècle développa à partir de ses techniques un art dont le but avoué était d’en faire une activité physique résolument éducative et praticable par tous. Il supprima donc les prises les plus dangereuses et finit par obtenir la reconnaissance suprême : l’agrément olympique. Sa popularité est internationale et la France possède une multitude de champions olympiques.
Projections, chutes, clés, étranglements sont le vocabulaire commun au judo comme au jujitsu. Mais si l’on doit résumer le judo, on dira qu’il s’agit de l’art de projeter son adversaire et de l’immobiliser sans nuire à son intégrité : faire tomber sans se faire mal !
En judo, le combat démarre au moment
où l’arbitre ou le professeur crie
: « Hajime ! ». Les deux
judokas cherchent alors à saisir le kimono
adverse au niveau du revers, des manches, du
pantalon, de la ceinture, du dos. Une chute
franche constitue le saint Graal recherché
par les compétiteurs. Le point est alors
décisif et le combat cesse. Le combattant
qui en est à l’origine se voit
attribuer un « ippon », et la partie
est gagnée. Lorsqu’il n’est
pas décisif, un système comptabilise
les points marqués appelés «
waza-ari » (demi-ippon),
« yuko » (demi-waza-ari)
ou « koka » (demi-yuko)
et le combat continue alors par une liaison
au sol, le placement d’une clé
(torsion ou hyperextension de l’articulation)
à un bras ou une immobilisation parfaite
de l’adversaire. Des pénalités
peuvent sanctionner le compétiteur qui
manque de bravoure et pratique un style seulement
défensif, du type « l’essentiel
est de ne pas tomber, gagnons du temps ».
Pour y voir plus clair dans les règlements,
un code de pointage est établi par la
Fédération internationale de judo,
valable pour toutes les compétitions
de judo.