Originaire d’Okinawa, il y était enseigné en secret au XIXe siècle sous le nom de « tode » (la main de Chine).
Dès 1922, le maître japonais incontesté Funakoshi Gichin crée ce qui deviendra le
karaté moderne et prendra en 1936 l’appellation de « karate-dô »(art de la main vide). On distingue deux grandes familles — le Gôjû-ryû et le Shôrin-ryû — influencées par la région de la Chine d’où ils viennent. De la seconde école découle le style « Shôtokan » qui est le plus répandu dans le monde et que vous trouverez facilement dans tout l’Hexagone. Les postures enseignées ne sont ni trop hautes, ni trop basses d’où des enchaînements de coups et de parades qui paraissent réalistes.
L’esprit du karaté repose sur la maîtrise de soi, de ses gestes et de ses émotions. Le but ultime du karatéka reste l’intégration de cette philosophie au quotidien, à l’intérieur comme à l’extérieur du dojo.
La compétition existe en karaté, sous la forme de katas ou de combats. Les « katas » consistent en des enchaînements de techniques codifiées réalisées seul contre des adversaires imaginaires. Lors des compétitions, les adeptes des katas sont jugés sur leur parfaite maîtrise des mouvements imposés qu’ils exécutent seul ou en équipe (de manière synchronisée), mais aussi sur la conviction et l’énergie qu’ils dégagent de leur interprétation.
Lors des combats appelés « kumite
», à l’entraînement comme
en compétition, les attaques sont portées
avec les poings ou les pieds à tous les
niveaux du corps, avec une notion de contrôle
et de « touche franche »… léger
paradoxe qui laisse régulièrement
quelques ecchymoses au nouveau pratiquant comme
au confirmé ! Un coup décisif en
compétition est appelé « ippon
». La codification des combats par les instances
internationales privilégie les coups de
pied au visage, les balayages et autres techniques
spectaculaires jugées plus riches et plus
difficiles à réaliser.